ECO-VILLE

L’éco-ville, quelle cité pour demain ?

L'idée n'est pas nouvelle, au 19eme siècle, - et oui, 2 siècles déjà - Alphonse Allais déclarait qu'il faudrait construire les villes à la campagne, car l'air y est plus pur.
Point de pureté au programme désormais, mais bien autre chose que cela, du chaud, du froid, des vents, de la pluie, des tempêtes, de la pollution, des îlots de surchauffe, des éboulis, des tsunamis, du dégel et des ouragans, bref... l'apocalypse nous est promise. Loger des habitants au milieu de ce chaos n'est pas mince affaire, et fut oublié le remarquable exemple de La Chaux-de-Fonds qui dévasté en 1795 par un incendie, permit l'implantation d'un plan d'urbanisme unique en son genre. La lumière est indispensable aux horlogers, qui, même les 21 décembre, ont des montres à façonner. Toutes les rues sont droites, orientées d'est en ouest, les maisons ont des hauteurs réglementées et sont ainsi baignées de soleil quelle que soit la saison.
Le Corbusier y naît bien plus tard... cet urbanisme-horloger du 18eme entre pour la postérité au patrimoine mondial de l'Unesco, une compilation de mixité sociale, de diversité, d'accessibilité, d'immigration et de ville ouverte.


L'usage de l'existant

Nous avons grandi avec la ville, dans la ville et pour la ville.
Mais si nous décidons de changer notre mentalité en regard des modèles de croissance, alors de très nombreux bâtiments abandonnés, des aires de stockage, des terrains, des dents creuses, pourraient être utilisées sous une forme de "recyclage". Des villes comme Londres l'ont bien compris, regardons ce que devient la mytique power station de Battersea https://www.batterseapowerstation.co.uk/#!/"
Mais nous reviendrons sur le sujet plus loin dans ce texte






Voici ce qui nous préoccupe initialement LA VILLE

La qualité de la vie dans la ville est maintenant crucial
Actuellement les villes nous montrent une lente évolution bâtie sur des siècles de fondations issues d’autres définitions du bien-être dans une ville.
De cette situation, -généralement par vraiment souhaitée- résulte une sorte d’adaptation tout au long de nombreuses évolutions.
Nous utilisons aujourd’hui des objets qui n’ existaient pas 20 ou 10 ans auparavant…
Nous utilisons aujourd’hui des citées qui existent depuis 1000, 2000 ans….
Vielle société dans une nouvelle ville, ou plutôt nouvelle société dans une ville obsolète, n’est-ce-pas le challenge?
L’évolution - indispensable - de la façon de vivre, signifie évolution de l’éducation et de l’information des habitants, avec plus de consultation et une toute nouvelle compréhension de leur rôle dans la cité de demain.


Pour mieux comprendre une ville telle que Genève en Suisse :

Genève a une situation très particulière (46 ° 12 'Nord, 6 ° 09' Est) à l'extrémité sud-ouest du lac Léman, qui alimente le Rhône. Il est entouré de deux chaînes de montagnes, les Alpes (sommet 4807m à proximité) et le Jura à l'ouest.
C'est une ville + une République + un canton de la Confédération Helvétique…. ça, tout le monde le sait!
La ville a une superficie de 15,93 km2, le canton est de 282 km2 et l'altitude est de 373 mètres.
De la zone construite, les bâtiments industriels représentaient 3,4% de la superficie, tandis que les logements et les bâtiments représentaient 46,2% et les infrastructures de transport 25,8%, tandis que les parcs, les ceintures vertes et les terrains de sport représentaient 15,7%.
Toute la superficie forestière est couverte de forêts denses.
Quant aux terres agricoles, 0,3% sont des cultures.
L’eau ? 0,2% le lac et 2,9% rivières et cours d'eau
(Informations: Office fédéral de la statistique - Statistiques sur l'utilisation des terres 2009)




Bien que la ville soit déjà ville et non plus campagne,

elle n'en est pas moins un élément de la nature.
Oui, il y pleut, il y neige, et de la rue on aperçoit le ciel la couvrir d'un manteau azur se dédoublant sur les façades et baies vitrées.
Nous avons grandi avec la ville, dans la ville et pour la ville.
Décidons de changer notre mentalité en regard des modèles de croissance, alors de très nombreux bâtiments abandonnés, des aires de stockage, des terrains, des dents creuses, sont à utiliser sous une forme de "recyclage". Des villes comme Londres l'ont bien compris, telle que la résurrection de la mythique power station de Battersea.


L’éco-ville est déjà parmi nous

Des aménagements bien concrets ont déjà été réalisés, notamment à Vancouver ou Stockholm, ou même Manhattan.

Des villes applicant des principes de l’éco-ville font figures d’originales en la matière, alors que ces principes devraient devenir chose normale, transformant le développement urbain en communautés d’habitations ou en centre d’affaires compacts, "marchables" ou "cyclabes", sans carbone et… très désirables pour ceux qui voudraient s’y développer.




L’ indiscociable quadrature du cercle, l’éco-ville, c’est quoi ?

des cités et des banlieues en première ligne
croissance de population et croissance économique supportable
affronter la complexité
implication du public dans tous les cas
interdisciplinarité des processus d’élaboration
respect du construit et de la nature
multiplier les projets
urbanisation compatible avec l’environnement


Mettre au (mettre DU) vert

Adaptation de la ferme à la zone urbaine : les toits d’entrepôts, les toits terrasses non accessibles, des surfaces de parking, des trottoirs et des rues, des façades d’immeubles, des entrées de magasins et d’hôtels, des rives, des usines, des gares, créer ou déclasser des zones en vue de leur renaturation, morceler les grandes ou gigantesques surfaces de stationnement en ajoutant des arbres, donc des bandes de terres entre l’asphalte, modifier les revêtements de sol pour aider la pénétration de l’eau, l’irrigation naturelle, ne sont que quelques exemples.




De l’énergie

Faire progresser les capacités de stockage sur batteries, utiliser le solaire, optimiser la transmission, auto-suffisance énergétique, utiliser l’éolien, être attentifs aux innovations scientifiques oubliées, ou…. enterrées. Changer la façon de penser, d’imaginer, d’objectifs, et de stratégies


Habitation écologique

Bien que les connaissances en durabilité (sustainability) aient beaucoup progressé, il apparaît que seulement 5% du marché habitation c’est déjà converti. (Si l’écologie était une religion, elle aurait peut-être plus de succès.)
les règlementations locales empêchent de tels développements
l’industrie de la construction n’a que trop peu pris le problème en considération, et ne construit toujours pas autour de réseaux piétonniers
les prix sont très différents entre centre et périphérie
les habitudes des occupants - consommateur d’espace - sont bien encrées, ils ne sont pas prêts à comprendre un nouveau mode de vie sociale (par exemple, à pied, à vélo, loisirs, école, espace vert commun et non "mon-p’tit-jardin" etc…)


Le consommateur d’espace

C’est le moteur du développement urbain, j’utilise ma ville, pour moi et ma famille, je la veux comme ceci ou comme cela
C’est la périphérie qui pose problème en matière d’écologie, en raison de la densité des habitations, plutôt que les centres. Le consommateur d’espace souhaite un environnement attractif, trouve l’idée de zones crées en périphéries séduisante, (rien à plus de 10 minutes de marche de votre habitation) pour peu que l’action de Mettre au (mettre DU) vert soit efficace.
L’urbanisation de nouveaux terrains se fait impérativement avec le concours de scientifiques, car tout le monde sait qu’urbaniser conduit à des problèmes d’inondation.
Créer et/ou changer les zones et leur façon d’être occupées mènent à une satisfaction du consommateur, ce qui renforce l’équilibre économique nécessaire.




Notre Vie, votre Ville de demain,

Les jours où l’habitat existe en tant que statut social sont comptés. La qualité de vie s’exprime plus sur un aspect psychologique, anthropologique et médical (qualité de sommeil, de vie, de santé, de droit, de devoir, d’engagement, de développement de personnalité) plutôt que sur des aspects de pouvoir d’achat.
La vie de demain ne sera plus dans la ville (rappel plus de 50% de la population mondiale vit en ville, la bascule s’est produite en 2016), mais AVEC la ville.
Le rue, lieu de passage, DEVIENT lieu de vie, l’indice de développement humain (IDH) est le crédo, le mobilier devient lieu de SOMMEIL.


Travailler ailleurs ou à domicile ?

C’est le flux d’informations et leur étude qui permettent de prévoir et de stratégiser la ville de demain. La simulation et l’usage des données d’informations forment un flux invisible qui analysé aujourd’hui, fera palpiter la ville de demain, en dessinant ses contours et ses utilisations, modifiant les données spatio-temporelles, et nous faisant nous interroger sur la frontière et le chevauchement entre sphères professionnelles et privées.
Le télétravail se développe de façon considérable, et
Royaume-Uni, 4 millions de télé-travailleurs, 15% de la population active
Finlande, 4 millions de télé-travailleurs, 13.5% de la population active

Les métiers sont nouveaux - c’est logique, cela va de pair avec les objets qui n’ existaient pas 20 ou 10 ans auparavant - donc la vie évolue, et ainsi la ville devient plus rapidement lieu de vie, de rencontre et de contact social. Le jardin est lieu de culture, le musée, de rencontre, le restaurant, le rassemblement amis/famille.




Nouvelles donnes, nouveaux objectifs, et phénomènes de gentrification

Variation de la densité de la population
Temps d’accès à site professionnel et site de loisirs défini à au plus 7 à 10 minutes en rayon de marche, à partir de l’habitation.
Concentration d'activités commerciales le long de corridors de transit.
Nouvelles créations de quartiers satisfaisant aux critères de temps d’accès.
Réduire le périmètre d’un quartier (ou d’un bloc d’immeubles) afin d’éviter des contournements obligatoires à pied, et ménager des passages "marchables" pour passer au plus court à pied.

Faciliter la gentrification, car ce phénomène récent contribue à la création de nouvelles centralités urbaines, en transformant d’anciens quartiers populaires, en réhabilitant d’anciens bâtiments, créant ainsi, de façon intéressant, le contraire des phénomènes de paupérisation urbaine.




Se déplacer en toute sécurité, dans un nouveau métabolisme urbain

Certains jours, la traversée de la rade en vélo, par le pont du Mont-Blanc relève d’une incroyable prouesse, à moins d’être candidat au suicide.


Et puis…

Remplacer les moteurs atmosphériques des voitures par des moteurs électriques, c’est bien, mais cela NE CHANGERA RIEN à la congestion de circulation, qui selon des prévisions scientifiques, seront purement et simplement INGERABLES si les mentalités ne sont pas profondément changées
Que pensez-vous des priorités classées dans cet ordre ?
en 1) marcher, le mode de déplacement principal à venir, dans une ville
en plus c’est bon pour la santé, l’humanité faisant face à des épidémies de surpoids
en 2) vélo (location ou autre, parfait pour tous les âges)
en 3) train, tramway, bus rapide de transit (trafic local pour rejoindre rapidement les banlieues, admettant l’usage des vélos)
en 4) transit, ouverture de nouvelles voies (commutation plus facile, pas de perte de temps)
en 5) livraisons des biens (entrants et sortants)
en 6) voitures (développer la location, le partage, le taxi, les transports en commun)



Les différentes façons de rendre une ville plus habitable ?

Investissement dans les énergies renouvelables et la technologie propre
En utilisant l'effet albédo pour choisir la couleur des toits / façades
Utiliser plus d'énergie (rivière et lac) pour produire de l'électricité
Projets d'énergie propre tels que l'énergie éolienne et solaire à l'échelle des services publics
Utiliser plus l'énergie géothermique pour réchauffer / refroidir les bâtiments
Implanter des panneaux solaires sur les toits
Utiliser des concentrateurs d'énergie solaire
Construire avec des matériaux spécifiques extérieurs afin de minimiser le soleil réfléchi, avec des solutions de façades à double peau
Capture du carbone pour le réutiliser
Agrandir les voies "marchables" pour encourager les piétons
Réduire la circulation des véhicules
Encourager les transports publics
Couvrir les zones pédestres le long des bâtiments lorsque possible
Agrandir les zones d’arbres et les parcs avec de l'eau et des fontaines
Placer les allées de parcs à l’ombre, et proposer des plages avec des zones plantées
Créer des rues étroites dans les nouveaux développements urbains pour procurer de l’ombre

Peut-être des demandes de performances s’ajoutant aux exigences de base peut être un excellent moyen pour solliciter de nouvelles implantations, et les réaliser.

Des règlements plus souples permettraient également d’ouvrir à des possibilités jusqu’ici jamais utilisées, plus d’ouverture donc à l’innovation, hors de l’habitude.

Des projets exemplaires pourraient voir le jour à la suite d’incitations, et saluer les performances exemplaires, au moyen d’autres incitations, verraient croître un intérêt pour les performances.




La stratégie énergétique de la Suisse

La stratégie énergétique 2050 lancée par le Conseil Fédéral en avril 2012 a été soumise au Parlement en septembre 2013 et est entrée en vigueur en 2015.

Les objectifs sont-ils possibles? Sans être NI optimiste NI pessimiste, restons REALISTES ... et voici quelques sujets de réflexion :
• L'augmentation projetée de la fréquence et de l'intensité des vagues de chaleur modifie en permanence les prévisions
• Glaciers et permafrost : la retraite et la perte massive de glaciers dans les Alpes est le meilleur indicateur visible de l'augmentation récente de la température atmosphérique
• En Suisse, le tourisme étant l'un des secteurs les plus importants directement touchés par les changements climatiques, cela implique que les stations de ski dans les contreforts des Préalpes peuvent ne plus fonctionner de manière rentable
• La Suisse est un petit pays avec d'autres grands pays tout autour : Allemagne, Autriche N et NE, France, Italie W, S et SE
• Et même si la Suisse fait de grands efforts pour rester durable et habitable, le «bénéfice» des autres pays à côté est évidemment dommageable pour la Suisse.
• Même si la Suisse a un rôle très actif, impliquée dans des organisations telles que Adaptation Fund, et The Climate Investment Funds (CIF)


Où se situe la vraie vérité vraie ?

Plusieurs études indiquent que les glaciers alpins sont en quelque sorte "déconnectés" du climat actuel. En effet, en raison des effets de réponse retardés, les glaciers continueraient à diminuer même sans augmentation supplémentaire de la température.

Nous, humains, n'avons jamais eu, et nous n'aurons jamais d'influence dans notre organisation galaxie et planète(s). Nous devons comparer chaque humain à un morceau de poussière, il en va de même pour la Terre, dans sa relation avec le système dans lequel nous vivons, n’est-ce-pas?

La Terre a vécu de nombreux cycles depuis l'origine, sans l'homme, avec différentes périodes alternées telles que de nombreuses périodes glacières.

Aucune des causes de la glaciation et des périodes de non glaciation NE SONT SOUS LE CONTROLE DE L'HUMANITE.




Avons-nous jamais contrôlé ...

La composition atmosphérique?
Les changements dans l'orbite terrestre autour du Soleil connus sous le nom de cycles de Milankovitch?
Le mouvement des plaques tectoniques entraînant des changements dans l'emplacement relatif et la quantité de croûte continentale et océanique sur la surface de la Terre qui affectent les vents et les courants océaniques?
Les variations de l’activité solaire?
La dynamique orbitale du système Terre-Lune?
L'impact de météorites et des activités volcaniques relativement importants, y compris les éruptions de super-volcans?
Avons-nous jamais contrôlé la position des continents?
Les fluctuations des courants océaniques?
Bien que la dernière période glaciaire ait pris fin il y a plus de 8 000 ans, ses effets peuvent encore être ressenties aujourd'hui. Les périodes glaciaires et interglaciaires, de sévères variations se produisirent. Les changements prévus dans le mouvement orbital suggèrent que la prochaine période glaciaire débutera, même en l'absence de réchauffement planétaire dû à l’activité humaine
Nous ne pouvons qu’apprendre à vivre des adaptations…


59.7° le matin…

La température la plus élevée a été enregistrée en 2015, à l’aéroport de Genève-Cointrin et était de 39,7 ° C (103,5 ° F) en juillet,
Et la température la plus basse enregistrée était de -20,0 ° C (-4,0 ° F) en février 1956.

La villa aussi se recycle
Les bâtiments avec de grands espaces flexibles, tels que les entrepôts, les grands magasins ou usines, lieux de fabrication, peuvent être réutilisés à de nombreuses fins différentes, alors qu'il existe un véritable marché pour les utilisations rendues possibles par la réorientation de ces bâtiments.
Il est logique d'envisager d'autres utilisations avant de détruire les bâtiments devenus obsolètes après leur utilisation initiale.


Conception et gestion du domaine public

Les villes et les banlieues possèdent de vastes étendues de terres publiques, y compris des rues et des parcs, mais aussi d'autres propriétés. Il existe dans le monde des modèles réussis qui utilisent le mieux ces opportunités, les lieux déjà construits, apportant des leçons efficaces et applicables à de nombreuses situations différentes.





La nature augmentée dans la ville

bien que la création d'environnements naturels en milieu urbain semble être une contradiction pour beaucoup, cela peut être réalisé. Il s’agit de construire un lieu naturel en y façonnant un nouveau cadre pour des éléments de la nature.
Quant aux zones inondables, il est opportun de redessiner les parcs riverains en tant que zone de sécurité, où ces "parcs à eau" peuvent être une barrière efficace contre les inondations lorsque le sol le permet.

Elever la ville pour la placer au-dessus des niveaux inondables, est une action pharaonique en surélévation, qui, d’ailleurs, a déjà été entreprise au 19 eme siècle, à Chicago notamment.

En ce qui concerne les murs et les digues, qui s'étendent déjà le long de plages dans de nombreuses régions côtières, hélas…  l'expérience a montré que ses murs sont plus néfastes que bienfaiteurs. En effet, ils collectent et amassent du sable d'un côté, et provoquent une érosion encore plus grave de l'autre.


Take action, maintenant

Pour obtenir et concrétiser des projets d’éco-villes, il est urgent d’inciter les initiatives et les projets des promoteurs. Certaines municipalités pourraient lancer des tests sur certaines zones, avec un cahier des charges très strict sur les aspects renaturation et naturation, en laissant parallèlement des autorisations plus élargies que les précédentes réglementations, en matière de densité, donc de profitabilité pour le ou les développeurs, qu’ils soient public ou privés, alors il est possible de créer des quartiers nouveaux satisfaisant aux critères de cette nouvelle éco-ville.




Les éléments clefs

culture, sport, promotion sociale, travail, services, accessibilité, transport, habitations, nature, propreté, productivité, taille humaine, intégration des générations, une certaine attractivité en regard de l’éducation, un air sain, des zones calmes, une cohésion sociale mais diversifiée…

Changement climatique ici et ailleurs, le combat d’un seul homme

Yacouba Sawadogo est un paysan, comme tant d’autres paysans en Afrique.
Né au Burkina Faso, dans la région semi-désertique du Sahel. Il quitte son activité de commerçant au début de la décennie 80, et repart dans le village de Gourga (région de Yatenga) où il décide de stopper l'avancée du désert. Il utilise une méthode de culture, le zaï, connue depuis des siècles. Le scepticisme des habitants de la région ne le décourage pas, et des années plus tard se dresse fièrement une forêt d’une quinzaine d’hectares, droit debout et face au désert.
Retour des habitants revenus cultiver leurs champs, en utilisant ses méthodes, qu’il enseigne lors de jours de marché, et procède également à l’échange et la distribution de graines.
Un projet du gouvernement menace 80% des nouveaux champs, et l’unique maison de ces lieux qui est la banque.





Sautons du coq à l’âne…. et hop! CO2! quelques statistiques de plus près

En savoir plus? consulter http://data.worldbank.org/indicator/EN.ATM.CO2E.PC


TOP 27 - des émissions de CO2  (metric tons per capita) en 2013

Qatar 37.8
Trinidad and Tobago 34.5
Curacao 34.2
Kuwait 27.2
Bahrain 24.3
Sint Maarten (Dutch part) 20.8
Brunei Darussalam 19.2
United Arab Emirates 18.8
Luxembourg 18.7
Saudi Arabia 18.1
Oman 16.5
une petite pause ici … quelque-chose vous choque, ou pas ?
United States 16.4
Australie 16.3
Kazakhstan 15.4
Estonia 15.1
New Caledonia 14.7
Gibraltar 14.5
Mongolia 14.5
Canada 13.5
Russian Federation 12.5
Turkmenistan 12.5
Feroe Islands 12.2
Korea Rep. 11.7
Norway 11.7
Palau 10.7
Greenland 10.1
Netherlands 10.1   


Voyons de plus près ce que font les signataires de la désormais très célèbre COP21…

au hasard : La France

- objet du délit (le mot est faible!) des affreuses boues rouges en Méditerranée
- un jeu de mot pour illustrer ce lourd problème de la part du très sérieux Libération
en savoir plus, consulter :
http://maplanete.blogs.sudouest.fr/archive/2017/02/04/boues-rouges-en-mediterrannee-les-associations-portent-plain-1055665.html
http://www.liberation.fr/futurs/2017/01/26/a-gardanne-les-boues-rouges-priees-de-se-mettre-au-vert_1544304
https://fr.wikipedia.org/wiki/Accord_de_Paris_sur_le_climat#Liste_des_signataires_et_non-signataires


Le Liban :

- à défaut de pouvoir noyer mon effroi dans mes larmes, voici du 7 juillet 2017, des histoires de déchets, de noyés, et de mer
en savoir plus, consulter :
http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1043797/crise-dechets-liban-pollution-mer-environnement-contamination-peche


L’écologie est-elle une affaire politique ? ou scientifique ? ou un mouvement social ?

Comment s’adapter aux changements climatiques par l’adaptation locale, et non le contraire (ce n’est pas la terre qui doit faire des efforts pour nous satisfaire!!!!)
Enfin appliquer les principes de l’éco-ville est la réponse à l’actuel modèle plutôt désorganisé des développements urbains… d’abord une affaire scientifique
Politique d’équilibre des transports entre avion et voiture, diminution drastique des voitures et camions dans le modèle actuel, à pied, à vélo, transit et train en objectif… d’abord une affaire scientifique
Comment réguler les concepts urbains et suburbains pour rendre les villes "environnementalement compatible"…d’abord une affaire scientifique
Quelles stratégies pour inclure le public dans les projets d’implantation des éco-villes, notamment consultations, présentation des projets par les développeurs, modification des plans en fonction des observations, comité de résidents locaux, comité de pouvoirs publics, analyse des points cruciaux… d’abord une affaire scientifique




Quel rôle ont les politiques ?

Prendre des décisions en matière de climat est une affaire internationale nécessitant des engagements concrets et concertés de la part des gouvernements.
Mais ces gouvernants - élus ou pas d’ailleurs - qui prennent des engagements pour choisir de combien il est acceptable que la température globale augmente (2°C ? 1,5°C ?, ou plus ironiquement 1,87659599°C ?) sont HORS du champ de réflexion.

Depuis 15 ans, une publication annuelle de l’université de Yale, diffuse le classement de la "classe" monde, des bons et des mauvais élèves, en matière de protection de l’environnement.

en savoir plus, consulter :
http://epi.yale.edu/reports/2016-report
à en croire les résultats publiés sur la page 18 de cet 2016 EPI full report, osons ce raccourci : les paroles de politique c’est bien, les actes des scientifiques c’est mieux, la prise de conscience en est la clé.
Finalement, l’écologie est-elle scientifique, est-elle politico-écologique, ou est-elle un nouveau mouvement social ?


Et en Suisse ?

Il faut se rappeler que vers 1920, une interdiction de circuler le dimanche après-midi pour tous les véhicules à moteur était mise en place. Seul Bâle Ville, Uri, Fribourg, le Valais et le Tessin, ainsi que Appenzell Rhodes-Intérieures, n’avaient pas souscrit à cette démarche. En 2017, Saas-Fee et Zermatt sont 100% sans véhicules à moteur.

La Confédération Suisse (art.37bis de la Constitution), reçut en 1921, le pouvoir de légiférer… 



Etre ou ne pas être ? Résilience urbaine
La résilience urbaine est la capacité des êtres humains composant une ville (public & privé) à s'adapter, à survivre, à se développer et s'élargir, quel que soient les situations de tensions chroniques et les chocs naturels et climatiques qu'ils subissent.
Il y a 7 principes, s'ils sont suivis pour établir la stratégie de développement, qui forment la base principale de la réflexion pour opter pour une résilience urbaine
Et si nous appelions cela le CHEFCAC ? Hum?

Curiosité : Apte à utiliser des nouveautés
Histoire : Usage de l’expérience du passé
Energie : Ressources alternatives
Fondations :Bases solides
Consultation : Intégrer la population
Anticipation : Capacités à subir des perturbations
Collaboration : Travail étroit entre institutions, public et privé







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